OBRA MAESTRA


THE UNIVERSE.. PLANET EARTH EARTH CITIZEN INDIGENOUS VOICES “All In One Universe” JOEL BOMANE

Get Down to Business by Jacques Attali


Get Down to Business

Original date of publication (French) June 3d 2009 7:21 | by

Contrary to what they want us to
believe, the crisis deepens: in the United
States, all deficits are rising; banks defaulting are worsening, and even if
Wall Street is up, its value is still 40% lower than that of October 2007.
In addition,everyone whispers within informed circles, that we should expect
many more tsunamis: on private real estate loans, on credit cards, and on
commercial real estate.

In response, the United States, in a crazy bet, is investing money it does
not have in leading sectors. And China, in an equally bold gamble, is
abandoning all hope of an upturn in its exports to America and is investing
in a huge economic revival, 20% of its GDP in domestic infrastructure.

Europe in return, does nothing. Paralyzed by its history and its caution it
prefers to believe the crisis will solve itself. Having invested on reform
of global governance, which of course the London comedy did not give birth,
it seems now waiting for the market to bring out of its pocket a miracle
cure. Deprived of bold leaders in Brussels, the EU does not give itself any
new means to protect its banks, or to revitalize its leading sectors. 2008
and 2009 will remain as the years of European void. The euro itself will not
resist such a shock.

It’s about time for France to understand that at this pace, the worst is
almost certain: a declining real estate market, a surplus of production
capacity in key sectors, a recession in 2009, 2010 and even 2011,
unemployment will exceed 3.5 million people, the budget deficit will reach,
despite all the makeup, 8 or even 10% of GDP, unless taxes are massively
increased, which will be extremely difficult, with the presidential
elections coming, the technical and scientific elites will revolt or will
leave, disgusted by the revelation of fortunes made in finance.

We must confront a difficult reality, repeat it every day until we
understand it: If the government does not act massively, in a real
revolutionary way, recession will be there for at least ten years, it will
lead Europe and France to fall behind, forever distanced by countries that
will have understood the importance of the revolutions in progress.

Action therefore means to boost massively the industry by targeted spending
on promising sectors: health, energy, agriculture, infrastructure,
environment, new materials, softwares, nanotechnology , neuroscience,
cutting-edge services and cultural industries. And in order to do so
increase significantly the salaries of researchers, professors, doctors,
engineers, meaning all those who bring their creativity to countries. At the
expense, if necessary, of the incomes and the privileges of those who lead
them, finance them or entertain them. It’s accepting temporarily targeted
deficits to fund these expenditures of the future. It is promoting new
business models that are more mindful of the long term, and close to those
of NGOs and public services, it is to direct the world of finance toward
risk-taking in sectors based on the long term, and not toward profit for
itself.

It’s not a new recovery plan that we need, but a true awareness of the
cultural and political urgencies. And in particular a radical questioning of
the division of powers between those who create and those who finance, the
condition, once again, of our survival.


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Translation from French made possible with permission of Mr. Jacques Attali



http://blogs.lexpress.fr/attali/

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Mr. Jacques Attali Jacques Attali (born 1 November 1943 in Algiers, Algeria)
is a French economist and scholar. From 1981 to 1991, he was an advisor to
President François Mitterrand, In April 1991 he became the first President
of the London-based European Bank for Reconstruction and Development, the
financial institution established by western governments to assist the
countries of eastern and central Europe and the former Soviet Union in their
transition to democratic market economies. He worked at the bank until 1993.
In 1998 Attali founded the French non-profit organization PlaNet Finance
which focuses on microfinance. Attali is perhaps best known in America as
the author of Noise: The Political Economy of Music. More Info:

http://blogs.lexpress.fr/attali/about.php

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Original Post: (French)

http://blogs.lexpress.fr/attali/



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Passer aux choses sérieuses




3 juin 2009 7h21 | par JACQUES ATTALI

Contrairement à ce qu’on voudrait faire croire, la crise s’approfondit : aux
Etats-Unis, tous les déficits augmentent ; les défauts des banques
s’aggravent ; et même si Wall Street est en hausse, sa valeur est encore 40%
inférieure à celle d’octobre 2007. De plus, chacun murmure, dans les cercles
informés, qu’il faut s’attendre à bien d’autres tsunamis : sur les crédits
immobiliers privés, sur les cartes de crédit, et sur l’immobilier
commercial.

Pour y répondre, les Etats-Unis, dans un pari fou, investissent l’argent
qu’ils n’ont pas dans les secteurs de pointe. Et la Chine, dans un pari tout
aussi audacieux, abandonne tout espoir d’une reprise de ses exportations
vers l’Amérique et investit, dans une relance gigantesque, 20% de son PIB en
infrastructures internes.

L’Europe, face à cela, ne fait rien. Paralysée par son histoire et par ses
prudences, elle préfère croire que la crise va se régler d’elle-même. Ayant
tout misé sur une réforme de la gouvernance mondiale, dont la comédie de
Londres n’a naturellement pas accouché, elle semble désormais attendre que
le marché sorte de sa poche un remède miracle. Privée de dirigeants
audacieux à Bruxelles , l’Union ne se donne aucun moyen nouveau ni pour
protéger ses banques, ni pour relancer ses secteurs de pointe. 2008 et 2009
resteront comme les années du néant européen. L’euro lui-même ne résistera
pas à un tel choc.

Il est temps pour la France de comprendre que, à ce rythme là, le pire est
presque certain : un marché immobilier en baisse  ; une surcapacité de
production dans les grands secteurs ; une récession en 2009, 2010, et même
de 2011 ; le chômage dépassera les 3,5 millions de personnes ; le déficit
budgétaire atteindra , malgré tous les maquillages, les 8 ou même les 10 %
du PIB, à moins d’augmenter massivement les impôts, ce qui sera de plus en
plus difficile, avec l’approche des élections présidentielles ; les élites
scientifiques et techniques se révolteront ou partiront, écœurées par la
révélation des fortunes faites dans la finance .

Il faut affronter une réalité difficile, la répéter tous les jours, jusqu’à
ce qu’on la comprenne : Si le pouvoir politique n’agit pas massivement, de
façon véritablement révolutionnaire, la récession est là pour au moins dix
ans ; elle débouchera sur un décrochage de l’Europe et de la France, à
jamais distancées par les pays qui auront compris l’importance des
révolutions en cours.

Agir, c’est donc relancer massivement l’industrie par des dépenses
clairement ciblées sur les secteurs d’avenir : la santé, l’énergie,
l’agriculture, les infrastructures, l’environnement, les nouveaux matériaux,
les logiciels, les nanotechnologies, les neurosciences, les services de
pointe et les industries culturelles. Et pour cela augmenter
significativement les salaires des chercheurs, des professeurs, des
médecins, des ingénieurs, c’est-à-dire de tous ceux, qui par leur créativité
apportent aux pays. Au détriment, si nécessaire, des revenus et des
privilèges de ceux qui les dirigent, les financent ou les distraient. C’est
accepter provisoirement des déficits ciblés pour financer ces dépenses
d’avenir. C’est promouvoir de nouveaux modèles d’entreprises, plus soucieux
du long terme, et proches de ceux des ONG et des services publics ; c’est
orienter la finance vers la prise de risque dans les secteurs de long terme,
et non vers le profit pour compte propre.

Ce n’est pas d’un nouveau plan de relance que nous avons besoin, mais d’une
véritable prise de conscience des urgences culturelles et politiques. Et en
particulier d’une remise en cause radicale de la répartition des pouvoirs
entre ceux qui créent et ceux qui financent, condition, une fois de plus, de
notre survie.

j@attali.com
 

A RETRO-GOVERNMENT

IN NEED OF IRAN

PROMISES OF THE SUBURBS

OPTIMISMS

THREE YEARS

En version originale par Jacques Attali:


OPTIMISMES

TROIS ANS

 


Les 8 Secrets de la Réussite





 

dédié aux entrepreneurs de FRANCE,
tout particulièrement ceux de la

Région
PACA et du 13006.
..qui se
reconnaitront.

N.B:


pour sous titrage en Français, prière de
cliquer sur”view subtitles” et
faire le choix France (French) .

 

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June 8th, 2009
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